Les pratiques de reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) progressent chez les émetteurs faisant appel public à l’épargne au Maroc, selon le panorama sectoriel publié en octobre 2026 par l’Institut Marocain des Administrateurs (IMA).
En 2025, 42% des émetteurs mesurent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), contre 32% en 2024. Le recours aux Objectifs de développement durable (ODD) passe également de 43% à 54%, tandis que la référence aux normes européennes ESRS progresse de 4% à 16%.
Toutefois, la couverture des émissions reste limitée : 25% des émetteurs renseignent le scope 1,23% le scope 2 et 19% le scope 3. Par ailleurs, seuls 13% communiquent un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Des disparités sectorielles persistent. Le bâtiment et les matériaux de construction affichent le taux le plus élevé de mesure des émissions de GES (88%), devant les banques (78 %) et la chimie (67%).
Ces résultats traduisent une progression des pratiques ESG, malgré des marges de développement persistantes en matière de transparence climatique.